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PRESENTATION DU METIER

Travailler la viande, offrir les plus beaux morceaux, savoir conseiller sa clientèle… La boucherie est un métier aux multiples facettes. Les professionnels doivent faire preuve de rigueur mais aussi d'innovation pour séduire les clients.

 

Pour se distinguer de la grande distribution, certains artisans bouchers se sont diversifiés en ajoutant une activité traiteur, d'autres ont tenté de nouveaux produits. "Mais le plus important reste de fidéliser sa clientèle avec un bon relationnel et des produits de qualité".

COMMENT DEVENIR UN BON BOUCHER ?

Et cela ne s'improvise pas. Pour être un bon boucher, il faut connaître sur le bout des doigts l'anatomie des bêtes. Chaque muscle a une texture différente, les fibres sont plus ou moins longues et cela influence sur la qualité du morceau. Lors du choix des carcasses chez le fournisseur, il faut savoir évaluer le niveau d'engraissement, la qualité de la viande en la regardant, la touchant. Une erreur peut coûter cher.

Une fois la carcasse choisie, les professionnels doivent faire preuve d'habileté et d'imagination pour présenter de beaux morceaux à leur clientèle : "La présentation est très importante aujourd'hui", insiste Thibault, jeune boucher diplômé depuis 4 ans, "faire une belle vitrine attire le client. Un beau rôti, de jolies côtelettes, avec une décoration savamment étudiée, ce sont les détails qui font la différence".

COMMERCE DE PROXIMITE

Ensuite, place à la vente. Le technicien doit avoir le sens des affaires et du contact. Les clients sont souvent des habitués et viennent presque tous les jours acheter leur viande. Un brin de séduction et beaucoup de savoir- vivre sont donc essentiels pour réussir. Chemise et cravate sous le tablier sont de rigueur, "C'est la tradition.

La grande distribution emploie également des bouchers mais le métier est très différent. Il s'agit essentiellement de travail en laboratoire, de vérifier la provenance de la viande...". Les horaires sont moins contraignants, souvent une matinée ou une après-midi entière, mais il y a, généralement, moins de contact avec la clientèle.

Dans les deux cas, ce ne sont pas les offres d'emplois qui manquent. La profession recherche activement des jeunes motivés pour prendre la relève. Le métier souffre d'un problème d'image auprès de la nouvelle génération : "On manque de figures emblématiques comme il en existe chez les chefs cuisiniers. Pourtant, le métier est tout aussi passionnant" !